Par écrit L'équipe SiS 4 minPartager Les symptômes sont les mêmes, mais leurs causes sont différentes, et la solution à chaque problème est complètement différente. La plupart des sportifs utilisent ces deux termes comme s'ils voulaient dire la même chose. Ce n'est pas le cas, et les confondre peut te faire réagir de travers au pire moment. Le « bonking » est un problème d'énergie. « Taper le mur », c'est un problème structurel. Les deux mettront fin à ta course ou à ta séance, mais ils se manifestent par des mécanismes différents, s'annoncent différemment et nécessitent des interventions différentes. Les confondre ne te fait pas seulement perdre en performance, ça peut même aggraver la situation. Le « bonking », c'est un problème cérébral, pas un problème musculaire Le « coup de pompe », ou hypoglycémie pendant l’effort, survient lorsque la glycémie chute à un niveau tel que le cerveau ne peut plus fonctionner normalement. Tes muscles ont peut-être encore un peu de glycogène, mais le système nerveux central est à court d’énergie. Les symptômes sont caractéristiques une fois que tu sais ce qu’il faut repérer : vertiges soudains, confusion, une sensation de détachement presque onirique par rapport à ce que tu fais, parfois des tremblements. Les sportifs décrivent ça comme si leur cerveau s’éteignait avant leurs jambes. Ça arrive très vite, souvent en quelques minutes, et c’est tout à fait réversible. Consomme des glucides à action rapide, un gel, une boisson, n’importe quoi contenant du glucose, et en dix à quinze minutes, tu retrouves toutes tes capacités. « Se heurter au mur », c'est un plafond métabolique que tu ne peux pas dépasser en mangeant plus Le « coup de pompe », c'est autre chose. Ça arrive quand les réserves de glycogène musculaire sont vraiment épuisées, le plus souvent lors d'efforts qui durent plus de 90 minutes à deux heures. Les jambes ne sont pas seulement lourdes, elles ne réagissent plus comme elles le devraient. Le rythme s'effondre. Chaque foulée demande un effort de concentration. Le corps est passé à un état métabolique où l’oxydation des graisses prend le relais, mais les graisses ne peuvent pas être brûlées assez vite pour maintenir l’intensité d’une course. Tu peux consommer des glucides à ce stade, et ça t’aidera un peu, mais tu ne peux pas te sortir d’un « mur » en mangeant, comme tu peux le faire pour un coup de pompe. Le mal est déjà fait. Si tu confonds les deux, ça te mènera à une solution erronée au pire moment Les deux sont super pénibles. Les deux s’accompagnent d’une baisse soudaine et spectaculaire des performances. Les deux surviennent dans les dernières phases d’efforts prolongés. Mais la confusion va plus loin que le simple chevauchement des symptômes : elle vient d’une mauvaise compréhension de l’origine réelle du facteur limitant. Un sportif qui est à bout de forces et qui prend un gel va récupérer. Un sportif qui « tape le mur » et qui prend un gel en espérant le même résultat va être déçu, et risque de conclure que la nutrition, ça ne marche pas, alors que le vrai problème, c'est qu'il était déjà à bout de forces quand il en est arrivé là. La prévention et le traitement, ce n'est pas la même chose. C'est la durée de ton événement qui détermine la menace à laquelle tu dois faire face Pour les efforts de moins de 90 minutes, le risque principal, c'est le coup de pompe. Les réserves de glycogène sont suffisantes pour tenir le coup, mais ta glycémie peut chuter si tu n'as pas mangé suffisamment avant la séance ou si l'effort est assez intense pour épuiser tes réserves plus vite que prévu. Un apport régulier en glucides pendant l'effort, même lors d'efforts courts et très intenses, permet d'alimenter ton cerveau et de maintenir une performance stable. Pour les efforts de longue durée, c'est le mur qui représente la vraie menace. Aucun apport énergétique pendant la course ne peut compenser le fait de te présenter sur la ligne de départ avec des réserves de glycogène insuffisantes, ni le fait de ne pas consommer de glucides de manière régulière dès les trente premières minutes, au lieu d'attendre d'en ressentir le besoin. Quand tu en ressens le besoin, t'es déjà en retard. Les sportifs de haut niveau ne réagissent pas à ces situations, ils les évitent délibérément Les sportifs qui s'en sortent le mieux ne réagissent pas au coup par coup, ils suivent un programme bien défini. Ils connaissent leurs apports horaires en glucides, ils connaissent leur taux de transpiration, et ils considèrent l'alimentation comme faisant partie intégrante de leur programme d'entraînement, plutôt que comme un détail secondaire. Comprendre la différence entre ces deux états, c'est pas juste un truc théorique. Ça change ce que tu fais avant, pendant et après les moments où ton corps commence à te faire signe. Et en compétition, cette distinction, c'est la différence entre un coup de mou et une course qui est déjà terminée. Par écrit L'équipe SiS L'équipe SiS Fournir des connaissances de classe mondiale, des points de vue d'élite et des recommandations de produits pour fournir des solutions de performance optimales à tous les athlètes dans une grande variété de sports d'endurance. Plus d'articles de l'auteur