Par écrit Dr Marc Fell 4 minPartager Étude sur le marathon féminin avec Holly Archer La dernière étude sur l'alimentation pendant le marathon, menée par Science in Sport coureurs masculins entraînés, apporte de nouvelles infos importantes sur le lien entre l'apport en glucides, la réponse métabolique et le potentiel de performance (Redéfinir les guides d'alimentation pendant le marathon). Les résultats montrent, pour la première fois, une relation claire entre la dose et la réponse entre l'ingestion de glucides et l'oxydation des glucides dans tout le corps et des glucides exogènes pendant une simulation de marathon. Une prise de 120 g·h⁻¹ a non seulement permis de garder des taux d'oxydation des glucides plus élevés tout au long du protocole, mais a aussi semblé donner un avantage métabolique, comme le montre l'amélioration de l'économie de course, par rapport aux stratégies plus traditionnelles de 60 et 90 g·h⁻¹. Les taux maximaux d'oxydation exogène, qui montrent combien de glucides consommés ont été utilisés, ont atteint 1,64 à 1,99 g·min⁻¹, ce qui est parmi les plus élevés jamais enregistrés chez des coureurs. En même temps, les résultats ont mis en évidence des défis concrets : la forte prévalence des symptômes gastro-intestinaux dans toutes les conditions a souligné l'importance de l'entraînement intestinal et des stratégies de tolérance. Dans l'ensemble, le message était clair : un apport élevé en glucides peut apporter des avantages métaboliques, mais il faut le faire intelligemment. Mais, la plupart des données scientifiques sur la nutrition sportive qui expliquent les performances au marathon viennent surtout des hommes, ce qui fait qu'on sait moins comment ça marche pour les femmes. Science in Sport doncScience in Sport d'aller plus loin. En utilisant le même plan expérimental solide, on a étudié comment des apports en glucides de 60, 90 et 120 g·h⁻¹ influençaient les résultats physiologiques et métaboliques chez des coureuses d'élite. LA SCIENCE DERRIÈRE L'ÉTUDE Pour rendre la science plus vivante, on va suivre le parcours de Holly Archer, depuis l'étude jusqu'à l'exploration de ses réactions physiologiques, de ses résultats métaboliques et de son expérience vécue grâce à sa participation à la recherche. Cet examen approfondi montre comment des stratégies alimentaires personnalisées et fondées sur des preuves peuvent aider les marathoniennes à repousser leurs limites de performance. Pour Holly, les tests ont montré un truc clair et pratique : plus elle mangeait de glucides, mieux son corps supportait les exigences d'une course au rythme marathon. Quand Holly s'alimentait à 120 g·h⁻¹, elle avait une oxydation des glucides plus élevée et montrait des signes d'amélioration de son économie de course par rapport à 60 g·h⁻¹. Quand elle prenait 60 g·h⁻¹, son taux moyen d'oxydation des glucides dans tout le corps sur 2 heures était de 1,66 g·min⁻¹, passant à 1,85 g·min⁻¹ à 90 g·h⁻¹ et à 2,2 g·min⁻¹ à 120 g·h⁻¹. Son taux d'oxydation exogène maximal suivait le même schéma : 60 g·h⁻¹ : 0,91 g·min⁻¹ ; 90 g·h⁻¹ : 1,31 g·min⁻¹ ; et 120 g·h⁻¹ : 1,75 g·min⁻¹. Le rythme cardiaque de Holly est resté à peu près pareil pendant les essais, mais ce qui a vraiment changé, c'est comment elle a ressenti l'effort ; son niveau d'effort ressenti était nettement plus bas à 90 et 120 g·h⁻¹, ce qui veut dire qu'elle avait l'impression de mieux contrôler et de mieux tenir le rythme quand elle s'alimentait plus intensément. Au fur et à mesure qu'elle mangeait plus de glucides, son corps utilisait plus les glucides et moins les graisses comme énergie, ce qui l'aidait à garder la meilleure source d'énergie pour courir un marathon. Surtout, Holly a aussi pu oxyder plus de glucides qu'elle a mangés à des doses plus élevées, transformant directement la nutrition de course en énergie utilisable. Du point de vue de la performance, ça montre à Holly qu'elle devrait viser un apport énergétique d'environ 90 à 120 g·h⁻¹ pour les marathons, pour l'aider à garder son rythme et retarder la fatigue. Mais les tests ont aussi mis en évidence un vrai défi : des apports plus élevés ont causé des problèmes gastro-intestinaux. La leçon principale qu'a apprise Holly ? Il faut s'entraîner à s'alimenter le jour de la course. En s'habituant régulièrement à manger plus de glucides pendant les longues courses et les séances à rythme de compétition, en utilisant un mix de gels et de boissons, elle peut entraîner son estomac, améliorer sa tolérance et se présenter sur la ligne de départ avec une stratégie à laquelle son corps est bien adapté. Par écrit Dr Marc Fell Dr Marc Fell Marc est nutritionniste de performance senior à Science in Sport (SiS), où il joue un rôle dans les programmes Performance Solutions et Science. Dans le cadre des partenariats d'élite de SiS, il est actuellement intégré à l'équipe cycliste de Grande-Bretagne en tant que nutritionniste de performance et soutient nos autres partenaires de solutions de performance, dont Tottenham Hotspur F.C. Auparavant, Marc a été nutritionniste de performance intégré à l'équipe cycliste INEOS Grenadiers World Tour, également par le biais du réseau de partenariat d'élite de SiS. Son parcours universitaire comprend des recherches de doctorat menées en collaboration avec l'ancienne équipe cycliste Team Sky. En plus de son travail dans le cyclisme d'élite, Marc a occupé des postes de nutritionniste de performance dans la Premier League de football et dans l'athlétisme olympique. Plus d'articles de l'auteur