Josh Wade s'entraîne en montagne pour un ultra-trail

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L'équipe SiS

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Le summum de l'ultra-trail : le Mont-Blanc

L'ultra-trail fait partie des défis d'endurance les plus difficiles qu'un athlète puisse relever. La combinaison de distances impressionnantes, d'un terrain accidenté, de dénivelés raides et de conditions imprévisibles en fait une épreuve qui pousse même les athlètes d'endurance les plus expérimentés à leurs limites. 

Les exigences physiques et mentales sont extrêmement dures. Pourtant, l'attrait de l'ultra-trail est indéniable : c'est vraiment un test redoutable, non seulement pour la condition physique, mais aussi pour la résilience. 

Les ultramarathons se déclinent sous différentes formes : 50 km, 100 km, 100 miles et courses par étapes sur plusieurs jours. Mais les ultras de trail ajoutent deux variables cruciales : le relief et l'environnement. Les coureurs doivent affronter des montées raides, des descentes techniques, une altitude importante, des changements météo imprévisibles et, souvent, de longs tronçons sans ravitaillement.  

Les ultras de trail récompensent le rythme, l'ingéniosité, la capacité d'adaptation et l'endurance. Mais ce n'est pas tout. Les besoins énergétiques prolongés imposent ce qui est peut-être l'aspect le plus important de tous : l'alimentation. 

Et c'est à Chamonix que ça se voit le mieux. 

L'Ultra-Trail du Mont-Blanc en chiffres 

Dans le monde de la course d'endurance, l'emblématique Ultra-Trail du Mont-Blanc a peu de rivaux en termes de difficulté et de prestige. Le parcours fait le tour du célèbre massif du Mont-Blanc, en passant par la France, l'Italie et la Suisse.  

Statistiques de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc 2026 : 

Distance totale : 174 km 

Dénivelé positif : environ 10 000 m 

Altitude du sommet : environ 2 500 m 

Temps limite : 46 h 45 min 

Terrain : sentiers de montagne techniques, montées et descentes raides, longues traversées alpines 

C'est pas juste quatre marathons d'affilée. Rien que les dénivelés, c'est déjà super dur. En plus, les coureurs risquent d'avoir affaire à des températures élevées pendant la journée, des nuits froides et tout ce que la météo leur réserve.  

Il y a forcément des moments où la fatigue mentale devient aussi difficile à gérer que la fatigue physique. C'est pour ça que ta stratégie nutritionnelle est encore plus importante. 

Les secrets de l'alimentation pendant un ultra 

À chaque fois, le plus gros défi que les concurrents soulignent, c'est tout simplement de trouver assez de carburant pour s'approvisionner, en consommer et le traiter pour pouvoir continuer. 

Vu la distance et la durée, l'ultra-trail met inévitablement le corps dans un déficit énergétique prolongé. Un apport énergétique rigoureux, régulier, adapté et efficace est donc essentiel. 

L'apport en glucides, pour favoriser la reconstitution des réserves de glycogène, est la priorité numéro un d'un athlète. On met vraiment l'accent sur la charge glucidique d'avant-course. Quant à la course elle-même, l'apport en glucides pendant l'effort varie d'un athlète à l'autre, en fonction de la stratégie de chacun et de sa tolérance. Il est donc essentiel de profiter des points de ravitaillement – le Mont-Blanc, par exemple, en compte 14 répartis tout au long du parcours. 

L'hydratation estbien sûr essentielle dans n'importe quel ultra-trail. Il est crucial de bien gérer tes pauses pour boire et te réapprovisionner en fonction de l'espacement des points de ravitaillement. Tu dois profiter au maximum des occasions de t'hydrater, tout en évitant de boire trop ou pas assez, et en faisant les bons choix concernant le poids que tu transportes. 

Il faut surveiller les électrolytes, surtout le sodium. Il est essentiel de faire des calculs précis, en fonction de ton taux de transpiration et des conditions de chaleur et d'humidité, pour éviter les problèmes liés à la carence ou à la dilution. 

Il fauttenir compte des graisses, car elles offrent une forte densité calorique, alliant ainsi apport énergétique et volume. Les glucides restent la principale source d'énergie pour la performance, mais à mesure que la distance augmente – généralement au-delà de 100 miles –, le fait de tirer une plus grande partie de tes calories des graisses peut faire la différence.  

Les protéines, qui favorisent la régénération musculaire, sont utiles en petites quantités pendant la course, mais c'est surtout après la course qu'elles jouent un rôle essentiel dans la récupération.   

L'importance de l'entraînement intestinal 

Il n’y a pas d’autre solution que de s’entraîner à s’alimenter pendant l’entraînement, à l’intensité de la course, pour reproduire le stress inévitable. L’entraînement permet de développer une tolérance au volume et de mieux connaître ses préférences en matière d’aliments et de compléments alimentaires. Ça donne aux concurrents la certitude que leur plan personnel tiendra le coup même dans les conditions les plus difficiles.  

Il ne faut pas sous-estimer l'importance d'une bonne digestion dans ce genre d'épreuve. Les athlètes ont besoin d'une approche structurée, mais ils doivent aussi faire preuve de souplesse et d'ingéniosité au fur et à mesure que la course avance. 

La diversité : la clé pour tenir sur la durée 

Combiner des gels, des barres à mâcher, des barres énergétiques, des boissons et des aliments solides, c'est une bonne idée. Opter pour de vrais aliments – en mélangeant les textures, les saveurs, le sucré et le salé, le chaud et le froid – c'est super utile pendant les ultras pour varier les plaisirs, se sentir bien et garder le moral.  

Quel que soit le format, il est essentiel d'adopter une alimentation stratégique tout en restant prêt à s'adapter si besoin. Des repas fréquents et légers aident à éviter les nausées et à maintenir un niveau d'énergie stable. 

L'état d'esprit d'élite 

Josh Wade, qui s'est forgé ces dernières années une réputation de régularité à toute épreuve, incarne parfaitement l'état d'esprit qu'il faut pour réussir. Sa liste de titres et de records de parcours parle d'elle-même.  

Ses résultats montrent bien que le souci du détail – tant au niveau de l'alimentation pendant l'entraînement que pendant la course – est essentiel pour réussir dans les ultras. Josh ne cesse de progresser. Personne ne sera surpris de le voir parmi les principaux prétendants quand la course aura lieu fin août cette année. 

Tout mettre en place – s'alimenter pendant un marathon d'ultra-trail. 

Pour participer à l'UTMB, les athlètes doivent être au top en matière de condition physique générale, de techniques de course sur sentier et de force mentale. Le moindre point faible sera mis en évidence. 

Tout ça repose sur la nécessité d'adopter une approche stricte et cohérente en matière de nutrition – que ce soit pour l'entraînement, la course ou la récupération. Pas question de faire les choses à la va-vite. Cette épreuve exige un programme précis, discipliné et personnalisé – tout en sachant réagir de manière pratique aux problèmes inévitables qui vont se présenter. 

Le statut emblématique de l'UTMB et sa formidable réputation sont tout à fait justifiés. Mais ça rend l'expérience encore plus gratifiante pour ceux qui s'alimentent intelligemment.  

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